L'histoire du château de Dunsandle | La « glacière naturelle » | La salle de mise à mort | L'escalier en colimaçon
Les fenêtres | La voûte d'arête | La chambre à réserve | La grande salle | Les oubliettes | La tribune du ménestrel
Le pilori | Les sculptures du château de Dunsandle

L'histoire du château de Dunsandle

De Burgo Crest

  • Le château de Dunsandle a été construit par les De Burgos au 15éme siècle.
  • Le château a été agrandi sous la forme d'un manoir vers 1650.
  • Vers 1791, l'occupation des lieux a vraisemblablement cessé.
  • Le château de Dunsandle figure parmi les 18 châteaux érigés dans les environs.






Le château de Dunsandle comporte les caractéristiques suivantes

La « glacière naturelle »

The Ice House Cette « glacière naturelle » est très bien préservée. Elle a été construite au 17 éme siècle à partir d'une tour d'angle. On suppose qu'elle était utilisée pour refroidir la viande et d'autres aliments. En hiver, des marchands de glace apportaient la glace depuis le lac de Loughrea pour l'entreposer dans la « glacière naturelle ». Pour isoler la glace, des couches de paille et de glace étaient disposées par alternance dans la cavité en forme d’œuf. Un égout, situé plus bas, permettait l'évacuation de la glace fondue en dehors de la cavité. Grâce à une bonne isolation générée par les murs d'un mètre d'épaisseur (composés de chaux et de briques) et par la seconde porte, on pense que la glace pouvait être conservée ainsi pendant une période de 10 mois.

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La salle de mise à mort

La niche derrière la porte principale du château assurait une protection particulière. Si les attaquants arrivaient à franchir la porte d'entrée, ils se retrouvaient dans une petite pièce bloquée par de lourdes portes en chêne munies des grilles métalliques. Au dessus de leur tête se trouvait le « trou mortel » par lequel un défenseur pouvait attaquer l'ennemi une fois qu'il était entré par la porte du le château.

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L'escalier en colimaçon

The Spiral Staircase Les historiens sont quasiment sûrs que les escaliers en colimaçon des châteaux médiévaux étaient construits dans le sens des aiguilles d'une montre. En effet, un défenseur qui utilisait sa main droite pour combattre avait une meilleure position pour bouger son bras sans difficulté lors d'un combat dans les escaliers. Il est possible qu'il y ait plus d'explications à cette théorie. L'escalier en colimaçon du château de Dunsandle a été construit dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. L'explication de la direction de l'escalier pouvait simplement être structurelle car lorsque l'escalier se trouve du côté de la main droite, il faut tourner vers la gauche. De plus, il y a sûrement des raisons stratégiques pour avoir construit l'escalier sur l'élévation Nord (village).

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Les fenêtres

Pour des raisons de protection, les ouvertures du rez-de-chaussée sont très étroites. Grâce aux angles assez larges à l'intérieur des fenêtres, la lumière se propage et apporte une clarté suffisante dans les escaliers. L'envergure de l'angle permettait aux archers d'assurer une protection maximale au le château et à ses habitants.

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La voûte d'arête

The Groin Vault L'une des caractéristiques les plus intéressantes du château de Dunsandle est sa voûte. La voûte d'arête est une particularité unique du château de Dunsandle. C'est un motif de style romain. Le type de voûte le plus utilisé est la voûte en berceau (l'arc d'un pont par exemple). La technique utilisée pour construire la voûte d'arête s'appelle « le centrage en osier » (wicker centering). Tout d'abord, des échafaudages en bois étaient construits selon la forme de l'arc, puis, ils étaient couverts de nattes tissées en osier. Une couche de chaux et de mortier était étalée sur les nattes d'osier et les pierres étaient fixées par-dessus. Lorsque le support était enlevé, l'osier restait lié au mortier et était souvent plâtré par-dessus. Aujourd'hui, l'on peut encore voir les restes de ce travail en osier sur le plafond rugueux. La voûte d'arête a une fonction exclusivement structurelle ; elle unit le bâtiment en entier à son plus haut niveau tout en servant de barrière contre le feu (sol en pierres) dans le cas où des attaquants essayent de brûler le château et ses occupants. Cela a aussi été utilisé dans le but de maintenir les murs car le château a été construit sur une base de sable.

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La chambre à réserve

Ce centrage en osier couleur noisette était utilisé en construction pour former des plafonds ou des voûtes arquées. Aujourd'hui, on utiliserait du contreplaqué pour façonner le plafond et pour construire un arc surmonté de pierres travaillées.

On peut encore voir les restes du travail original en osier. La peinture blanche sur le mur représente la chaux lavée qui, à l'origine, était utilisée pour peindre et pour nettoyer les murs du château.

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La grande salle

The Great Hall Cette pièce appelée la grande salle est la pièce principale où la vie évoluait. C'était la seule qui était chauffée par un feu de cheminée en plein milieu de la pièce d'où la fumée s'élevait dans les airs et était filtrée par un trou dans le plafond connu sous le nom de grille ou de fumerole. Le foyer était, à l'origine, une fenêtre donnant en plein sud qui a ensuite été remplacée par une cheminée et un foyer bien des années plus tard. C'est un peu étrange qu'ils aient retiré la fenêtre en plein sud qui devait fournir une grande partie de la lumière. On suppose qu'un village devait exister vers le Nord. Sous le foyer se trouve une oubliette.

Toit en poutre arquée
Ce toit pèse 9 tonnes ; il est composé de chêne vert irlandais. Il a été étalonné et copié à partir d'un original, un toit conservé au château de Dunsoghley près de l'aéroport de Dublin. Aucun clou n'a été utilisé pour construire ce toit. La construction s'est faite avec des chevilles en chêne / des chevilles enfoncées dans le bois.

Table
Comme le toit en poutre arquée, cette table faite à partir de bois de hêtre poussant derrière le château est étalonnée selon une table originale conçue pour le château de Thorbally Lee mais jamais réellement fait. La technique consistant à assembler le bois sans utiliser de clous s'appelle « queue de poisson ».

Fenêtre d'angle
Dans un château médiéval, les meurtrières étaient conçues de manière à ce qu'une personne armée puisse se tenir dans l'embrasure et tirer avec un arc ou une arme à feu et, à l'inverse, que cela rende difficile l'attaque des envahisseurs. L'angle évasé que forme la fenêtre donnait autant de protection qu'il était possible au défenseur.

Double fenêtre en accolade
Ce bel exemple de double fenêtre en accolade a quasiment été restauré en entier car l'original avait été retiré.

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Les oubliettes

The Oubliette

Comme dans la plupart des châteaux, Dunsandle a une chambre secrète que l'on appelle les oubliettes. Elle fait 7 pieds de profondeur, 10 pieds en longueur et 3 pieds en largeur.

La fenêtre circulaire sur le flanc ouest n'a pas de chambre comme celle dans le passage de la garde-robe. On présume que cette fenêtre a été conçue dans le but de ne pas être vu de l'extérieur. On peut le voir de dehors en regardant vers la façade ouest.

Les oubliettes ont de multiples fonctions. Il est largement avéré que cela était utilisé pour entreposer des objets de valeurs. Pour l'entreposage, une fenêtre n'était pas nécessaire ; alors que pour un humain, il était indispensable de laisser l'air circuler à l'intérieur de la pièce. De plus, le mot français oublier insinue que des personnes étaient abandonnées dans les oubliettes.

The Oubliette

Il est très probable que les oubliettes étaient recherchées par ceux qui tentaient de prendre le contrôle du château étant donné que beaucoup de châteaux possédaient cette particularité. Cela signifie que les prises d'otages et les emprisonnements entre des familles ou des clans rivaux étaient une sorte de garantie. Les De Burgos avaient pour ennemis les O'Flahertys.

Les oubliettes de Dunsandle se situent sous une fenêtre. L'ancienne fenêtre et son embrasure ont été transformées en foyer un peu plus tard. À l'origine, le niveau supérieur du château était mieux éclairé par le versant sud d'une fenêtre. Aujourd'hui, on ne perçoit pas beaucoup l'obscurité du niveau supérieur grâce à la construction du foyer et de la cheminée dans la chambre d'en haut.

Les oubliettes étaient un sujet récurrent dans les romans gothiques et historiques du 19ème siècle.

Sur la clé de voûte du foyer se trouve une reproduction des armoiries des De Burgos.

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La tribune du ménestrel

Il s'agit surtout d'une hypothèse et cela a été construit pendant la restauration. Les fenêtres arquées sont étalonnées à partir du cloître de l'abbaye d'Adare. En général, des musiciens jouaient de la musique depuis ces tribunes.

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Le pilori

L'équipe du château de Dunsandle est ravie de dévoiler le tout nouvel ajout de ce beau site médiéval, une réplique de piloris datant du 15émesiècle. Les visiteurs sont invités à se faire prendre en photo dans ces piloris pour garder un souvenir de leur visite à Dunsandle Castle & Woods.

La plupart des gens ont déjà vu une photo de pilori en état mais il en existe de nombreuses sortes. Un pilori se résume à une planche en bois avec un ou plus demi- cercles situés sur la tranche de la planche. Lorsqu'on le complète avec un autre pilori, les demi-cercles forment des trous et c'est ce qui forme les piloris.

Dans leur forme la plus simple, la paire de piloris est rattachée par un gond sur l'une des extrémités et, sur l'autre, il y a un loquet et une agrafe pour le cadenas. Le pilori le plus bas est fixé au sol. Les piloris emprisonnent les chevilles des victimes qui sont obligées de s'asseoir dans cette position, que ce soit sur le sol ou sur un banc en bois. Certains piloris ont un poteau à chaque extrémité muni de glissières dans lesquelles le pilori supérieur peut glisser de haut en bas. D'autres versions plus élaborées comportent d'autres trous pour emprisonner les mains des victimes. Celles-ci peuvent aussi être maintenues dans un autre pilori au dessus des piloris pour les pieds ou bien dans le même pilori soit entre les pieds soit en dehors. Les piloris peuvent souvent comporter deux personnes et plus.

Il existe aussi un modèle de piloris à trois trous, un au centre pour le cou et des petits trous de chaque côté pour les poignets. Ces piloris sont fixés au sommet par un poteau ou de chaque côté par des poteaux aux extrémités. La victime est donc contrainte de se tenir debout avec la tête et les mains emprisonnées. Comme les autres piloris, le pilori supérieur peut être soit rattaché par un gond soit rattaché par des glissières sur les côtés.

Les piloris étaient utilisés dans certaines parties d'Europe il y a plus de 1000 ans et probablement plus longtemps en Asie et certainement avant que des traces fiables n'aient été trouvées. La plus ancienne trace faisant référence aux piloris en Europe apparaît dans le Psautier d'Utrecht qui date du 9éme siècle (env. 820 ap. J-C). Les piloris se sont répandus en Angleterre au milieu du 14éme siècle. En 1351, une loi (le Statut des Travailleurs) a été constituée exigeant que chaque ville devait se munir et garder un jeu de piloris. Cela a été mis en œuvre en réaction par rapport à la Peste Noire qui a divisé la population par deux. L'importante pénurie de la main d’œuvre a poussé les travailleurs agricoles à demander une augmentation des salaires. Le Statut tenta de détourner cette tendance en stipulant que quiconque demandait (ou offrait) des salaires plus élevés serait emprisonné au pilori pour un maximum de trois jours. Plus tard, les piloris étaient employés pour contrôler le chômage. Une loi passée en 1495 exigeait que les vagabonds devraient être emprisonnés trois jours au pilori au pain et à l'eau puis, renvoyés ailleurs (où ils auraient sûrement subi le même sort). Si un vagabond retournait vers la même paroisse, il aurait droit à 6 autres jours au pilori. Ces châtiments étaient pourtant perçus comme excessifs et, plus tard, la durée de séjour au pilori a été réduite respectivement à 1 et 3 jours. Une loi de 1605 exigeait que quiconque reconnu coupable d'ivresse aurait droit à 6 heures au pilori et ceux reconnus ivrognes (en opposition à être attrapé soûl) devraient subir 4 heures au pilori ou payer une amende substantielle (de 3 shillings et 6 pence). Un peu plus tard, une loi a légalisé l'emprisonnement de ceux qui étaient surpris à jurer d'une durée d'une heure au pilori s'ils ne voulaient ou ne pouvaient pas payer l'amende de 12 pence. En pratique, les autorités préféraient qu'ils payaient car l'argent était utilisé pour financer l'assistance aux pauvres.

Cora of the Dunsandle Castle Team
Dunsandle Castle Stocks
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Les sculptures du château de Dunsandle

Le château de Dunsandle comporte un certain nombre de belles statues très intéressantes. L'image suivante est une statue d'une rose, exemple de l'une des statues que vous pourrez rencontrer durant votre visite au château de Dunsandle.

Dunsandle Castle Rose Carving
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